Log

Journal : l’historique horodaté de ce qui se passe dans un système

Un log est la trace qu’un système informatique écrit de lui-même à chaque événement, sans intervention humaine. Réunies, ces traces forment la chronologie exacte de la vie d’une machine.

Ce que contient une ligne

Une date, une heure à la seconde près, une source et un événement : une connexion, un mot de passe refusé, un fichier ouvert, un service qui redémarre, un pare-feu qui bloque une adresse. Chaque équipement tient ses propres journaux, dans son propre format ; c’est en les rapprochant qu’on reconstitue un enchaînement, dans l’ordre, sans oubli ni interprétation.

La seule mémoire fiable d’un incident

Quand une intrusion est découverte, les logs disent par où l’attaquant est entré, quand, avec quel compte, ce qu’il a touché et s’il est encore là. Sans eux, impossible de mesurer l’étendue d’une compromission ni de savoir si des données sont sorties. C’est pourtant la question qui décide de tout ce qui suit, y compris de l’annonce d’une violation de la sécurité des données lorsque des données personnelles sont en jeu.

Pourquoi ils disparaissent

Beaucoup de journaux sont limités par une taille plutôt que par une durée : une fois pleins, ils écrasent leurs plus anciennes lignes, et sur un système très sollicité, cela peut ne représenter que quelques jours. Ils sont souvent conservés sur la machine même qu’ils décrivent, donc à la portée de quiconque la compromet ; effacer les journaux fait partie des gestes ordinaires d’une intrusion. Et parfois, c’est quelqu’un de la maison qui les supprime, par peur d’être mis en cause plutôt que par malveillance.

Des traces qui tiennent

La parade est connue et peu coûteuse : copier les journaux au fil de l’eau vers un emplacement que l’attaquant ne peut pas atteindre, et les garder assez longtemps pour couvrir le temps qu’il faut, en général, pour découvrir une intrusion, et qui se compte souvent en mois. Un SIEM va plus loin : il rassemble les journaux de tout le parc et les croise pour faire apparaître ce qu’aucun d’eux, pris seul, ne montre. Une entreprise dont les logs sont à l’abri peut, après un incident, dire ce qui s’est passé au lieu de le supposer.

Mise à jour : 27 septembre 2026