Filigrane d’IA
AI watermarking : une marque invisible, inscrite au moment de la création
Inscrit dans le contenu même
Dans une image, le filigrane modifie légèrement les pixels ; dans un texte, il oriente le choix de certains mots selon une règle secrète, sans en changer le sens. Il ne s’ajoute pas à côté du fichier comme des métadonnées : il en fait partie, et il est conçu pour résister au recadrage, à la compression ou aux filtres.
SynthID, le plus répandu
Google DeepMind marque ainsi depuis 2023 les contenus produits par ses modèles, sous le nom de SynthID. La version destinée au texte, décrite dans la revue Nature en octobre 2024, a été ouverte à tous les développeurs. En mai 2025, Google annonçait plus de dix milliards de contenus marqués, et un portail de vérification.
Une présomption, pas une preuve
Un filigrane s’affaiblit : une réécriture complète efface celui d’un texte, des retouches répétées celui d’une image. Son absence ne prouve rien non plus, puisque chaque éditeur a sa propre marque, que seul son outil sait lire. Il signale une origine probable, pas une authenticité.
Devenu une obligation en Europe
Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle impose aux fournisseurs de systèmes génératifs de marquer leurs contenus dans un format lisible par machine, avec un délai jusqu’au 2 décembre 2026 pour les systèmes déjà sur le marché. Filigrane et manifeste C2PA se complètent alors : l’un reste attaché au contenu, l’autre en raconte le parcours.
Mise à jour : 28 septembre 2026
