APT

Advanced Persistent Threat : menace persistante avancée

Une APT est un groupe d’attaquants organisé, le plus souvent au service d’un État, qui s’introduit dans un réseau choisi et s’y maintient des mois, voire des années, pour espionner ou préparer un sabotage plutôt que pour frapper vite et repartir.

Un nom forgé pour parler sans secret

L’expression vient de l’armée de l’air américaine, au milieu des années 2000. Ses officiers voulaient évoquer, dans des réunions ouvertes, des intrusions venues de Chine dont le vrai nom de code était classifié. Chaque mot compte : avancée, pour les moyens et la méthode ; persistante, parce que l’attaquant s’installe et revient ; menace, parce qu’il s’agit d’une organisation qui poursuit un but, pas d’un simple programme.

Le rapport qui a tout rendu public

En février 2013, la société américaine Mandiant publie un rapport sur un groupe qu’elle appelle APT1 et le rattache à une unité de l’armée chinoise installée à Shanghai. Elle y décrit des intrusions dans au moins 141 entreprises de 20 secteurs, suivies de vols de données. Sa numérotation, APT1, APT28, APT29 et les suivantes, est restée l’une des références de la profession.

Un même groupe, plusieurs noms

Chaque éditeur de sécurité baptise les groupes à sa façon, ce qui déroute le lecteur d’actualité : APT29, Cozy Bear et Midnight Blizzard désignent le même groupe rattaché à la Russie. Microsoft choisit des phénomènes météo selon le pays d’origine : Typhoon pour la Chine, Blizzard pour la Russie, Sandstorm pour l’Iran, Sleet pour la Corée du Nord, et Tempest pour les groupes qui ne cherchent que l’argent.

Pourquoi la Suisse est concernée

Selon Microsoft, ces groupes visent d’abord des administrations, des organisations internationales, des ONG et des centres de réflexion, ce qui concerne directement Genève. Une PME peut s’y retrouver sans être la cible : fournisseur, bureau d’études ou prestataire d’une organisation visée, elle devient alors la porte d’entrée la moins gardée.

Mise à jour : 17 octobre 2026