API

Application Programming Interface : interface de programmation

Le point d’entrée par lequel un logiciel demande un service à un autre, sans écran et sans intervention humaine. C’est par là que vos outils échangent entre eux, et c’est aussi un accès à vos données.

Ce que c’est, concrètement

Un logiciel de comptabilité interroge la banque pour connaître un solde. Il n’ouvre pas de page web : il envoie une question à une adresse convenue et reçoit une réponse structurée, lisible par une machine. Cette adresse, et les règles qui l’accompagnent, forment l’API.

La plomberie de tout ce qui est « intégré »

Chaque fois que deux outils échangent — facturation et banque, site et stock, messagerie et fichier clients — le passage se fait par là. C’est l’infrastructure de tout ce qui se vend comme intégré, et elle reste invisible aussi longtemps qu’elle fonctionne correctement.

Un accès, donc un risque

Une API est un accès. Mal protégée, elle livre les données sans passer par l’écran de connexion que tout le monde surveille. Plusieurs fuites majeures ne viennent pas d’un piratage spectaculaire mais d’une interface laissée ouverte, parfois pendant des mois, sans que personne s’en aperçoive.

Ce qu’on peut exiger d’un fournisseur

Qu’elle soit documentée, pour savoir ce qu’elle expose. Authentifiée, pour savoir qui l’interroge. Versionnée, pour qu’une évolution ne casse pas vos échanges du jour au lendemain. Ces trois exigences se posent au contrat, pas après la mise en service.

Mise à jour : 30 août 2026