Due diligence technique
L’examen d’une technologie et de ceux qui la portent, avant d’investir ou de la déployer
Un mot venu de la finance
Due diligence, diligence raisonnable : ce qu’un acteur prudent vérifie avant de s’engager. Le mot vient d’une loi américaine de 1933 sur les titres, puis des rachats d’entreprises. En Suisse, « technique » vise un immeuble ou les installations d’une entreprise à vendre ; pour une technologie, même sens : vérifier avant de signer.
Ce qu’elle examine
Trois questions : cela fonctionne-t-il, dans les conditions annoncées ; qui le porte, depuis quand ; que vaut chaque affirmation du dossier. Quatre regards répondent : les sources publiques, l’OSINT, les pièces remises, le calcul ou le test, la restitution. Elle vaut pour un logiciel, une installation dans un bâtiment ou un procédé.
Ce qui la distingue d’un audit
Un audit contrôle un système existant contre un référentiel. La due diligence technique juge une promesse : sur pièces et en sources ouvertes, sans contact avec les porteurs, sauf demande du mandant. Elle ne dit pas s’il faut investir, mais si le dossier tient ; quand une pièce manque, elle le dit.
Ce que le mandant reçoit
Un rapport de faits et de sources où chaque affirmation est classée, démontrée, plausible ou affirmée sans preuve ; les pièces manquantes ; le calcul ou le test qui tranche, avec ses données. Il se lit seul et se transmet au conseil du mandant : la décision se prend sur des faits, non sur la confiance.
Mise à jour : 16 septembre 2026
