Double extorsion
Double extortion — le chiffrement des données doublé d’une menace de publication
Deux menaces, une seule attaque
Lors d’une attaque par ransomware, les données sont d’abord copiées, puis chiffrées. L’attaquant peut donc réclamer un paiement pour rendre l’accès, et un autre pour ne pas diffuser ce qu’il détient. L’arrêt de l’activité et la divulgation sont deux risques distincts, nés du même incident.
Pourquoi une sauvegarde ne répond qu’à la moitié
Une sauvegarde saine règle l’arrêt : l’entreprise redémarre. Elle ne retire rien de ce qui est déjà sorti. Une organisation parfaitement sauvegardée peut donc rester exposée — la préparation courante traite le blocage, elle ne traite pas la copie.
Ce que cela change selon le métier
Pour une entreprise dont l’activité tient à ses machines, l’enjeu est le redémarrage. Pour celles dont la confidentialité est la matière même du travail — une étude, un centre médical, une fiduciaire —, l’enjeu est ce qui sort. Même incident, deux questions qui ne se décident pas avec les mêmes informations.
Ce qu’il faut établir en premier
Quelles données ont réellement été copiées, et lesquelles engagent un tiers — un client, un patient, un fournisseur. Cet inventaire se construit ; il ne se déduit pas de l’écran de rançon. C’est lui qui détermine l’ampleur réelle de l’incident et les informations à donner.
Mise à jour : 16 août 2026
