Zero-day

Une faille connue de l'attaquant avant de l'être de l'éditeur

Une faille zero-day est exploitée avant que l'éditeur du logiciel n'en ait connaissance. Le nom vient de là : il lui reste zéro jour pour préparer un correctif, puisque l'attaque a déjà commencé.

Pourquoi le nom

Le décompte part de la découverte par l’éditeur. Une faille exploitée avant cette date lui laisse zéro jour d’avance : au moment où il apprend son existence, des victimes sont déjà touchées.

Ce qu’elle vaut

Une faille inconnue dans un logiciel très répandu se vend cher, à des États comme à des groupes criminels. C’est un marché organisé, avec ses intermédiaires et ses grilles tarifaires.

Pourquoi la mise à jour n’y peut rien

Aucun correctif n’existe encore, et l’antivirus ne reconnaît pas une attaque qu’il n’a jamais vue. Les défenses fondées sur la signature d’une menace connue sont hors jeu par construction.

Ce qui limite les dégâts

Le cloisonnement du réseau, la limitation des droits, la surveillance des comportements anormaux plutôt que des signatures, et des sauvegardes que l’attaquant ne peut pas atteindre. Aucune de ces mesures ne suppose de connaître la faille à l’avance, et c’est précisément ce qui les rend utiles ici.

Mise à jour : 1 septembre 2026