RSA

Rivest, Shamir, Adleman : l’algorithme à clé publique

L’algorithme de chiffrement à clé publique le plus répandu depuis 1977, fondé sur la difficulté de retrouver les deux facteurs premiers d’un très grand nombre. Le commerce en ligne repose dessus.

Ce qu’il a rendu possible

Échanger en sécurité avec quelqu’un sans s’être mis d’accord au préalable sur un secret commun. Auparavant il fallait avoir transmis une clé par un autre canal, ce qui interdisait le commerce entre inconnus. Tout le chiffrement du web, et la signature électronique, reposent sur ce renversement.

Facile à multiplier, difficile à défaire

Multiplier deux grands nombres premiers est immédiat ; retrouver ces deux facteurs à partir du résultat ne l’est pas, et le temps nécessaire croît très vite avec la taille. Toute la sécurité tient dans cet écart, et non dans le secret de la méthode, publique depuis l’origine.

L’échéance quantique

Un calculateur quantique de taille suffisante ferait tomber cette difficulté d’un coup. La date se discute, la direction non. Et des données interceptées puis conservées aujourd’hui pourraient être déchiffrées plus tard : la menace porte donc déjà sur ce qui circule maintenant.

Savoir où il est employé

La migration vers des algorithmes résistants est engagée, mais elle suppose un inventaire préalable. On ne remplace pas ce qu’on n’a pas recensé, et RSA se cache dans des endroits qu’on n’inspecte jamais : certificats, sauvegardes, équipements réseau, cartes à puce.

Mise à jour : 30 août 2026