Pretexting
Le prétexte : inventer une situation dans laquelle la demande devient normale
Ce que le prétexte fabrique
Pas un message : une situation. Un audit qui vient de commencer, un fournisseur qui reprend un dossier, un collègue bloqué en déplacement. La demande qui suit n’a plus rien d’anormal — elle découle du décor qu’on vient de planter.
Ce sur quoi il s’appuie
Des éléments vrais, ramassés avant l’approche : un nom de projet, un intitulé de poste, une date de congé annoncée sur un réseau professionnel. Ils ne servent pas à convaincre, ils servent à ne pas éveiller le doute.
Pourquoi la vigilance ordinaire ne l’arrête pas
On apprend à se méfier d’un lien, d’une pièce jointe, d’une adresse mal orthographiée. Ici il n’y a rien de tout cela, souvent pas même de courriel. La demande est plausible, polie, et elle arrive au moment où elle paraît attendue.
Le geste qui protège
Vérifier la personne par un canal qu’elle n’a pas choisi : un numéro interne, un collègue, le contact déjà enregistré. Un scénario ne survit pas à un contrôle qu’il n’avait pas prévu.
Mise à jour : 1 septembre 2026
